Canalblog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le Blog de Daniel HUE le Crouycien
Publicité
21 mars 2014

La gauche vent debout contre la tribune de Sarkozy, soutenu par son camp

Logo Le Parisien

Suite du message http://uncrouycien.canalblog.com/archives/2014/03/21/29486185.html

13h57. Le député PS Matthias Fekl appelle les «républicains de la droite et du centre» à «sortir de leur silence» face aux «attaques» de Nicolas Sarkozy envers les institutions françaises et à son évocation des méthodes de la Stasi. Dans un communiqué, le député du Lot-et-Garonne, qui a la double nationalité française et allemande, juge que l'ancien chef de l'Etat «attaque nos institutions républicaines de manière gravissime, allant jusqu'à comparer leur fonctionnement au régime politique de l'ex-Allemagne de l'Est, et à sa police politique, la Stasi». «J'ai moi-même grandi à Berlin, à une époque où, de l'autre côté du Mur, le seul fait de prononcer le mot "Stasi" pouvait vous glacer le sang», rappelle l'élu, avant d'ajouter : «Ces propos sont indignes d'un ancien président de la République».

13h24. La Garde des Sceaux Christiane Taubira répond à Nicolas Sarkozy dans une tribune publiée sur le site de Rue 89Non, la France aussi brutalement humiliée par cette comparaison avec un régime autoritaire où sévissait la Stasi, c’est la France dont, justement, les électeurs ont choisi de rétablir l’Etat de droit ; celle qui, depuis le 6 mai 2012, exerce une égale vigilance au respect de la présomption d’innocence (où aucune parole présidentielle ne désigne "coupable" une personne non encore jugée), au renforcement des droits de la défense, à la réelle liberté des juges et au rétablissement de la dignité de leur fonction».

13h18. Le Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SCSI) a rappelé que la «police n'est pas la Stasi». Dans un communiqué, le syndicat majoritaire chez les officiers de police dit avoir «pris connaissance des déclarations de M. (Nicolas) Sarkozy laissant supposer que la police française utilise des méthodes similaires à celles de la Stasi et que la patrie des droits de l'Homme a bien changé». Il «regrette qu'un ancien président de la République et ancien ministre de l'Intérieur puisse faire de telles déclarations». «Comment peut-il oublier que la Stasi pratiquait des écoutes administratives généralisées alors que dans cette affaire il s'agit d'une interception téléphonique intervenant dans le cadre d'une instruction judiciaire relative au délit supposé de trafic d'influence», ajoute le syndicat de policiers, avant de regretter «qu'une fois encore dans ce débat politico-médiatique, l'ensemble de la classe politique instrumentalise la réalité du travail des policiers».

13h16. Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, ironise, estimant que Nicolas Sarkozy n'a «pas changé» : «Je pense aujourd'hui qu'il faut laisser la justice travailler en toute indépendance, en toute sérénité», conclut-elle.

13h00. Bernard Accoyer (UMP) dénonce sur France Inter «un complot entre les journalistes et magistrats contre Nicolas Sarkozy»
et évoque «une action concertée contre un homme qu'ils redoutent».

12h51. Brice Hortefeux (UMP) dénonce sur BFMun «scandale d'Etat». «Nicolas Sarkozy est profondément heurté, profondément choqué. Il demande à être traité comme tout autre justiciable», explique-t-il, ajoutant que «la présomption d'innocence a été bafouée».«Qu'on écoute les conversations d'un client avec son avocat est inacceptable. Il y a aujourd'hui un dysfonctionnement», s'indigne-t-il, avant de poursuivre : «L'opposition est écoutée, citez-moi un pays démocratique qui fasse la même chose ? Ca n'existe pas» .

11h47. Jean-François Copé, le patron de l'UMP, dénonce «une liste interminable d'insultes» et «les pires injures à l'encontre de Nicolas Sarkozy». «Il est indispensable que Nicolas Sarkozy réponde des accusations», concède-t-il, avant de s'en prendre au ministre de l'Intérieur : «Manuel Valls est en campagne, qu'il ne vienne pas donner de leçon de morale (...) Il y a un moment où il faut cesser de multiplier les mensonges». Pour lui, «le gouvernement a cherché à instrumentaliser cette affaire» autour de Nicolas Sarkozy. «Comme tout le monde, je suis désolé de voir ce niveau de tension dans le débat public», a-t-il regretté.

11h30. Le ministre PS Arnaud Montebourg dénonce sur France Inter «une lutte d'inspiration berlusconienne
menée par Nicolas Sarkozy contre les juges, les magistrats, n'épargnant même pas le Conseil constitutionnel qui est présidé par Jean-Louis Debré, un ancien ministre de Jacques Chirac». «M. Sarkozy n'est pas au-dessus des lois», il a «une vision pervertie de la justice. La justice est la même pour tous dans un pays égalitaire». Et d'ajouter : la comparaison avec la Stasi «est insupportable, parce qu'en Allemagne de l'Est, c'est une police politique, sous inspiration politique avec des déterminantes politiques».

11h27. François Fillon, ancien Premier ministre (UMP), «estime que la tribune de Nicolas Sarkozy est une défense compréhensible»
et que l'ancien président «a raison de vouloir être respecté dans ses droits», rapporte son entourage.«La semaine dernière, M. Fillon s'était déclaré favorable à une commission d'enquête parlementaire sur la procédure même de ces écoutes, estimant que c'est la seule manière de sortir de la confrontation des positions», rappelle-t-on de même source. Il avait également exprimé les «mêmes réserves» sur les écoutes visant M. Sarkozy, lors d'une réunion publique à Châteauroux le 12 mars, insiste-t-on.

10h23. La présidente du tribunal de grande instance de Paris rappelle l'indépendance des magistrats
dans une rare prise de parole publique, souhaitant qu'ils «puissent exercer leurs fonctions en toute sérénité». «La présidente du tribunal de grande instance de Paris rappelle que les juges d'instruction, statutairement indépendants, instruisent à charge et à décharge et que leurs décisions sont soumises au contrôle des juridictions supérieures», déclare-t-elle dans un bref communiqué.

10h04. Le député PS Yann Galut s'étonne du 
«silence assourdissant» des ténors de la droite. «Que pensent les Juppé, Bayrou, Raffarin et même Fillon des attaques de Sarkozy contre la Justice et la France», écrit sur Twitter Yann Galut, député du Cher et cofondateur de la Gauche Forte.

9h35. Cambadélis : «Une atteinte contre l'Etat de droit». Sur son blog, le député PS de Paris Jean-Christophe Cambadélis publie une lettre à Nicolas Sarkozy où il écrit que sa «contre-attaque» est «une atteinte contre l’État de droit, les révélations d’une enquête dont vous suggérez que le pouvoir s’est rendu complice. Ce faisant n’apportant aucune preuve à vos allégations, vous appliquez les méthodes que vous prétendez contester».

Publicité
Commentaires
Le Blog de Daniel HUE le Crouycien
Publicité
Visiteurs
Depuis la création 845 531
Publicité
Publicité