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Sarko 79

Dans une réunion à huis clos à l'Assemblée nationale le 2 décembre, Nicolas Sarkozy a appelé sa famille politique à «crever l'abcès» des haines internes, pour présenter un front uni lors de l'élection présidentielle de 2017.

«Le niveau de haine entre nous est stupéfiant, grotesque et consternant», a déclaré le nouveau président de l'UMP devant plusieurs députés de son camp réunis à huis clos à l'Assemblée nationale. Nicolas Sarkozy s'inquiète que ces divisions fassent le lit de l'extrême droite :  

«On a tout pour gagner mais si on est désunis, on sera derrière le Front national. Si on est désunis, on perdra et on l'aura bien mérité».
«Votre responsabilité, c'est de considérer qu'il n'y a pas d'ennemi dans notre famille politique», a encore ajouté Nicolas Sarkozy, alors que François Fillon était absent de la réunion, et que son autre adversaire, Alain Juppé, avait rejeté l'idée de constituer un comité d'anciens premiers ministres, avancée par Nicolas Sarkozy dimanche 30 novembre.

«Patron incontesté» de l'UMP

«Pour cette première sortie comme président de l'UMP, dont il est un patron incontesté avec un score sans équivoque, Nicolas Sarkozy a été formidablement bien accueilli », a estimé le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, au sortir de la réunion, devant la foule de micros et caméras qui l'attendait dans les couloirs de l'Assemblée. Le député de Seine-et-Marne a assuré que « la famille [était] en ordre de marche».  

Christian Jacob a minimisé l'absence de l'ancien premier ministre François Fillon à cette réunion autour de Nicolas Sarkozy, en soulignant que le nouveau président de l'UMP verrait le député de Paris «aujourd'hui même».