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Je lis – et c’est mon droit, vous en conviendrez – les écrits des autres blogueurs du canton. Il est des fois où, comme on le dit, « je passe »… Mais il m’arrive, comme aujourd’hui, de prendre la plume pour répondre à des « assertions » qui méritent un éclairage et des précisions sans pour autant devenir polémiste patenté. Je réponds, sans ambages – et c’est ma nature – à l’article de mon petit camarade du Front de Gauche de Lizy et du Pays de l’Ourcq du 18 mai intitulé « Humour de l’Ourcq ».

Que signifie donc la phrase « Les petits arrangements entre élus sans étiquette » ? Dois-je comprendre que tous les membres d’un conseil municipal en zone rurale – dont le rôle premier est l’intérêt général de leurs concitoyens - sont des « laquais » soumis à un maître ? Je crois que cette vue n’est que partisane même si certains actes – isolés - pourraient démentir les faits.

Premier constat : Un budget municipal est composé de ressources et de dépenses. Pour la mise en œuvre de lourds projets - votés à la majorité des membres du conseil -, les ressources propres de la commune peuvent s’avérer trop faibles et un concours extérieur est à solliciter. A qui demander l’obole en-dehors des circuits traditionnels que sont la Région et le Conseil Général ? Soit au député de sa circonscription (en l’occurrence, J.F COPE), soit à un sénateur de son département (Michel HOUEL ou Vincent EBLE) qui, dans le cadre de leurs propres « réserves parlementaires » alloueront une subvention de plus ou moins grande importance ! Y aurait-il un lien d’allégeance quelconque pour cette aide apportée ? Y aurait-il une distribution de « bons points » pour l’élu qui aurait marqué sa propre préférence partisane ? Je n’en suis pas si certain quand on regarde de plus près la source des financements obtenus par des maires dits de courants différents ! Fort heureusement d’ailleurs !

Second constat : « Dans le canton de Lizy, le député frappe toujours le vendredi »… C’est factuel et certainement dû à un calendrier établi. Cependant, il est à noter, qu’au-bas de l’affiche, figure en toute lettre l’expression « Ouvert à tous » ! Un carté « umpiste » n’aura pas plus un droit préférentiel de passage qu’un « non inscrit » ! Fort heureusement d’ailleurs !

Alors, j’en reviens au cœur même de l’article qui porte sur le « sans étiquette ».

Serait-il souhaitable, que dans les communes qui auront plus de 1.000 habitants  au 1er janvier 2014 – le curseur n’est toujours pas définitif - de faire des listes politisées politiciennes ? Je ne le pense pas – et ce n’est que mon point de vue - ! Il en est de même pour les communes qui n’atteindraient pas ce chiffre !

Pourquoi ?

Une métropole, une ville, un village, un bled sont constitués de sujets aux sensibilités diverses. Va-t-on continuer à diviser les sujets alors que l’objet est de mieux vivre ensemble ? La « politique » des claniques - fût-elle de gauche, de droite – serait-elle la panacée pour l’intérêt commun de toutes et tous ? Ce n’est pas un projet national de société mais un projet de territoire qu’il faut mettre en œuvre en rassemblant des femmes et des hommes capables d’avoir une vision à terme (court et moyen) et de répondre aux attentes légitimes des concitoyens qui y habitent et y vivent sans esprit partisan ! Je pense être de ceux-là ! Le travail est grand pour celles et ceux qui veulent s’y investir en toute objectivité et loyauté !

Vouloir transformer cette élection de proximité en test national de « popularité / impopularité » est une hérésie ! Le « donner une bonne raclée à F. HOLLANDE, à son gouvernement » n’a aucun sens dans un contexte local ! Elevons le débat et cantonnons-nous à la PROXIMITE ! Il sera temps, en 2017 de jouer – j’emploie volontairement le verbe – de la sacro-sainte alternance qui depuis 30 ans nous fait changer le vin en horrible piquette et réciproquement !

Le « sans étiquette » du premier représentant municipal n’est ni un gros mot, ni une supercherie ! Il ne bafoue pas l’esprit de l’ensemble d’un conseil municipal aux sensibilités différentes.

Qu’un premier magistrat, à titre purement personnel, s’engage, c’est son droit ! Il est vrai – et j’en conviens aisément - que les « appels » du genre « les maires du canton vous demandent de soutenir  la candidature de»… a été plus que « maladroit » ! Mais chaque médaille a un revers ! Je n’ai rien contre celles et ceux qui ont des convictions profondes et qui savent, par intelligence et respect des autres, mettre leur côté partisan personnel au vestiaire de la mairie.

L’enjeu municipal 2014 doit rester un scrutin purement territorial où seules les compétences seront à prendre en compte pour donner l’élan nécessaire à la vie – ou la survie – d’un territoire.

Oui, mon petit camarade, je suis profondément « sans étiquette » quand il s’agit de créer, d’animer une équipe dévouée et dynamique qui aura pour unique mission de défendre l’intérêt général de ses concitoyens.

Le commentaire de Daniel Hue le CrouycienSans étiquette

Le maire de Crouy-sur-Ourcq est-il "sans étiquette" ?

 Rappel

Extrait lettre du Maire de Crouy (150311)

Extrait lettre du Maire de Crouy-sur-Ourcq (100612)

Jean-Christophe Piéquet est-il "sans étiquette" ?

NON !!!

(la preuve ci-dessous)

Piéquet UMP

Jean-François Copé est-il "sans étiquette" ?

NON !!!

(la preuve ci-dessous)

Copé - UMP

Un soutien comme le maire de Crouy-sur-Ourcq à Jean-Christophe Piéquet (UMP) et à Jean-François Copé (UMP) n’est-il pas d'une certaine couleur politique, d'une certaine "étiquette" ?

Qu’on arrête de nous faire croire...

Qu'on arrête de nous faire prendre des vessies pour des lanternes...

Qu'on appelle un chat un chat.

Les "sans étiquette" pour des UMP !!!

Si ce n'est pas le cas, qu'ils soient honnêtes avec leurs électeurs et qu'ils prouvent le contraire...

Jusqu'à maintenant, la couleur politique du canton est celle ci-dessous

Maires sans étiquette

RAPPEL du blog de Daniel HUE du 5 mars 2011 à 20h00

Cantonales 2011 : les candidats UMP qui cachent leur étiquette pour les cantonales

TRUKS EN VRAK

«On ne peut pas utiliser (l’étiquette UMP) quand on gagne et la cacher sous le tapis quand on est en difficulté. C’est dans l’adversité qu’il faut porter haut l’étendard», a dit Jean-François Copé, le 23 février, en visite dans l’Aveyron, où le président du conseil général se présente, justement, sans l’étiquette UMP. Le patron de l’UMP a sans doute oublié que, dans son département, ses troupes se présentaient sous l’étiquette «Union pour la Seine-et-Marne»...

Le phénomène n’est pas nouveau – il n’est pas non plus réservé au parti au pouvoir –, mais il semble avoir pris une ampleur proportionnelle à la chute de popularité de l’exécutif. Pour les cantonales des 20 et 27 mars, nombre de candidats de la majorité présidentielle dissimulent l’étiquette UMP. Logo qui a disparu des affiches ; choix d’un nom de liste plus local ou plus neutre comme «majorité départementale» ; candidature «divers droite» : tous les moyens sont bons pour éviter de se revendiquer du parti présidentiel et du chef de l’Etat.

«Dans mon département, rural, plutôt de droite, sur 73 candidats, un seul se présente sous l’étiquette UMP. Même le député UMP y va en divers droite. Il y a clairement un effet Sarkozy», rapporte à Mediapart un cadre du ministère de l’intérieur. Un schéma que l’on retrouve dans plusieurs départements, y compris ceux des poids lourds de la majorité.